[Avis lecture] Entre Nous, la Rivière, d’Alexiane de Lys, aux éditions Plume Blanche

Voilà donc Entre Nous la Rivière, le dernier roman d’Alexiane de Lys. Après la sortie de l’Empire des Ouragans, j’avais hâte d’explorer une nouvelle fois son univers. Je n’arrêtais pas d’en lire des éloges, ce qui ne m’étonne pas vraiment. Mais c’est parfois difficile pour moi de lire un livre alors que j’en entends tant de bien. Et si mes attentes n’étaient pas satisfaites ? 

L’autrice

Originaire de Dordogne, Alexiane de Lys publie son premier roman à l’âge de 20 ans. C’est pour distraire sa sœur que cette passionnée de science-fiction et de dystopie s’est essayée à l’écriture. Les ailes d’émeraude a été couronné par le prix de l’Imaginaire France Loisirs – Nouvelles plumes en 2014.

Plumes Blanches Editions

Entre Nous la Rivière, credits : Tiphs
Credit : Tiphs

Quatrième de couverture

Naya est née au sein de la tribu zihane.

Elle doit se taire, baisser la tête, tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, apprendre à devenir une bonne épouse… et surtout, ne jamais se plaindre pour les coups reçus. Car c’est ainsi qu’un père, puis qu’un mari, se doit de parfaire l’éducation de leurs filles.

À 10 ans, Naya sauve un petit garçon, étranger au village, de la noyade. Puis, si elle en paye les conséquences au fil de son adolescence, sa vie prend un tout autre tournant la veille de son mariage.

Un chevalier en armure, envoyé par le roi, exige l’impôt dû par la tribu… incapable de le payer, le peuple zihane n’a d’autre choix que de lui abandonner l’une des leurs.


Mon avis 🚩spoilers et TW🚩

J’ai l’impression de me répéter, quand il s’agit des livres d’Alexiane de Lys, mais comment dire que je l’ai dévoré ? 

Le paradoxe, avec Entre nous la Rivière, c’est que les avis que j’ai lus le qualifiaient de “doudou”. Pourtant, les sujets traités sont encore une fois très durs. Violence physique et morale, maltraitance, attouchements, vi0ls, suic*de… comment un livre traitant de violence peut être considéré comme un doudou ?? Autant dire qu’à la 50e page, j’étais presque en pleurs tellement l’émotion m’a saisie à la gorge. 

J’ai eu la chance de grandir dans un foyer aimant et dans un environnement sûr, mais cette histoire met tellement en relief les injustices et atrocités que peuvent vivre, ou que vivent réellement les femmes, que j’ai, moi aussi, senti le serpent s’enrouler autour de ma cage thoracique et m’étouffer. 

Alors, pourquoi parler de doudou ? Parce que, comme dans toutes les histoires d’Alexiane de Lys, il y a de l’espoir. Parce qu’il y a Priam et l’autre côté de la rivière.

Cet homme représente un idéal qui devrait être une normalité. Il est fort et puissant, certes, mais il est surtout, sensible et à l’écoute. Alors que Naya est traumatisée, alors qu’elle a du mal à réaliser que de l’autre côté, la violence n’est pas banalisée mais punie, il lui laisse l’espace de se reconstruire quand elle en a besoin, autant qu’il lui offre de l’aide. Il lui donne le choix qu’elle n’a jamais eu, celui d’accepter, de refuser, de changer d’avis… 

Cette histoire est une sacré histoire de résilience et de force quand on considère le parcours que suit Naya en tant que fille, femme, amie, mère… Elle met en relief les injustices, les inégalités, les absurdités de la condition féminine, mais c’est ce qui en fait une belle leçon sur le respect et le consentement. 

Conclusion

Bref, encore un gros bouleversement, une vraie claque. Je suis vraiment admirative de la manière dont Alexiane traite des sujets engagés et difficiles avec tant de douceur. Mais pour moi, cette histoire n’est pas un doudou. C’est un pansement.


Voilà pour Entre Nous la Rivière. Il mérite vraiment les éloges qu’on lui fait, et je le recommande chaudement. Si vous ne l’avez pas encore lu, foncez !

Sur ce, je vous dis à très bientôt !

Si ça vous plait, partagez !

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