Depuis le temps que j’entends parler de Thiziri (quasiment depuis sa sortie, en fait !) il était temps que je le lise ! J’ai profité de commander Entre nous la rivière pour le prendre également, et je me suis lancée. Je savais qu’une fois encore, la lecture allait être une valeur sûre, et que le message ne manquerait pas d’être engagé. Alors, est-ce que ça valait vraiment le coup ?
L’autrice
Originaire de Dordogne, Alexiane de Lys publie son premier roman à l’âge de 20 ans. C’est pour distraire sa sœur que cette passionnée de science-fiction et de dystopie s’est essayée à l’écriture. Les ailes d’émeraude a été couronné par le prix de l’Imaginaire France Loisirs – Nouvelles plumes en 2014.

Quatrième de couverture
Les Anciens racontent l’arrivée des ekomers sur Terre comme le plus grand cataclysme de l’Histoire. Terraformées, la faune et la flore changent alors à jamais. Ainsi, chaque plante répond à l’appel de ces envahisseurs et se liguent contre les humains survivants qui, afin de continuer à exister, ont trouvé refuge dans un cratère au coeur du continent africain, sous un dôme protecteur.
Thiziri, appelée Blanche par les siens à cause de son albinisme, est la meilleure des Faucheuses. Son rôle : nourrir les siens grâce à la chasse. Seulement, les proies se raréfient.
Mon avis 🚩spoilers🚩
Eh bien, oui, ça valait le coup ! J’ai dévoré le livre en deux jours et j’ai vraiment eu du mal à le lâcher. Comme tous les autres romans d’Alexiane de Lys, l’histoire m’a hantée presque à chaque instant.
On peut facilement et rapidement faire la comparaison avec Avatar, car le concept est plutôt similaire. Il s’agit de SF. Il y a des créatures humanoïdes fortes, gigantesques et redoutables qui empêchent les humains de (sur)vivre dans un environnement hostile. Et le thème de l’histoire est la place du vivant dans un environnement. Mais la comparaison s’arrête là.
Comme chacune des héroïnes d’Alexiane, Thiziri est unique, marginale, mais dotée d’une force intérieure incroyable, et j’ai adoré suivre le parcours de ce personnage. De tous ses personnages, en fait.
Bien que l’histoire soit assez dense, la lecture est facile. Et malgré les différents concepts développés, et les mots en langue étrangère utilisés assez souvent, l’intrigue reste claire. Et ce que j’adore vraiment beaucoup, c’est que malgré les thèmes abordés, qui sont encore une fois si profonds et durs, le tout est traité avec douceur et bienveillance.
Parce qu’encore une fois, l’héroïne en bave. Entre traumatismes divers dûs à la perte d’êtres chers, à de la violence morale et physique, à de l’injustice, de la dissimulation d’information… Thiziri passe de très, très mauvais moments. Seulement, dans tout ce noir, il y a toujours une lueur d’espoir. Dans son petit frère ; des amitiés improbables ; le respect acquis et donné malgré les différends.
Malgré la frustration ressentie par moments, j’ai toujours eu cette impression de cocon. D’espoir.
Dans ce premier tome, Thiziri change de monde, et ouvre les yeux sur une réalité qu’on lui a cachée toute sa vie. Elle apprend que le monstre qu’elle a toujours connu n’en est pas un. Elle comprend que ceux qu’elle croyait connaître lui ont toujours menti. Mais au lieu d’en ressortir brisée, elle est transfigurée.
C’est aussi un thème que j’adore, dans les histoires d’Alexiane de Lys : la résilience de ses personnages.
Et puis, on en parle Kaël ? Je ne peux pas parler de Thiziri sans parler de lui.
Alors, oui, même si leurs rencontres sont au début très violentes, on sait qu’ils finiront par tomber amoureux. Eux deux ? C’est un enemies to lovers, et un vrai. Et donc, c’est un slow burn qui n’en est qu’à ses prémices à la fin de ce premier tome. Mais encore une fois, ça vaut la peine d’attendre, car la construction de leur relation est belle. Elle passe par la compréhension et le respect. La base, quoi.
Conclusion
Il y a tellement à dire sur ce livre que je pourrais en parler durant des heures. Mais il faut que je termine le tome 2… Je finirai donc en disant, au risque de me répéter, que oui, ça valait vraiment le coup !
Voilà pour le tome 1 de Thiziri. C’est un voyage qui ouvre les yeux sur l’humain dans ce qu’il est de pire… et de meilleur.
Sur ce, je vous dis à très bientôt !